Histoire de Plamondon

L’arrivée des francophones à Plamondon

Après la guerre civile américaine, un groupe de colons quitte le Québec, Canada, pour aller aux États-Unis afin de trouver la terre promise. Ils se sont installés  dans la petite communauté de Provemont, Michigan. Plusieurs années plus tard, après l’établissement des pionniers, ils réalisèrent que les fermes étaient trop petites avec presque aucune  possibilité d’agrandissement.

À cet époque, afin de découvrir et de développer l’ouest canadien, le gouvernement canadien promouvait la vente de terrain : 160 âcres pour une petite somme de 10$. Aussi les missionnaires de cette région encourageaient les  familles catholiques et françaises à venir s’établir et à défricher les terres fertiles des prairies. Alors Joseph Plamondon, avec d’autres pionniers prévoyèrent la possibilité de se rétablir en ayant leur famille à proximité d’eux et en même temps, ils caressèrent l’espoir de pouvoir sauvegarder et maintenir leur culture française et leur foi catholique.

Le 7 mai 1908, en route entre le Michigan et l’Alberta, voyagèrent une quarantaine de Canadiens Français, huit chevaux et quatre bœufs. Le trajet fut long et pénible, mais finalement le 28 juillet 1908, ils s’arrêtèrent près d’un bosquet d’épinettes et d’un petit ruisseau, où Joseph Plamondon déclara qu’il voulait s’y installer.

Après quelques temps, on donna à cet établissement le nom de Plamondonville, qui éventuellement fut raccourci au nom de Plamondon. À l’époque où nos colons s’installèrent, des familles métisses habitaient déjà la région. Étant des  chasseurs et des trappeurs très habiles, ils partagèrent leur savoir-faire avec nos gens. Ceux-ci ont montré  à nos pionniers comment survivre dans le Nord.

Durant les années suivantes, malgré les défis, la communauté a continué à se développer et à grandir.

Aujourd’hui, les Franco Albertains de cette région ont construit le premier centre scolaire communautaire de l’Alberta, le Centre communautaire scolaire Beauséjour.    

Centre culturel Philip-Ménard

En 1992, le « Lac La Biche School Division », Président André Piquette, décide d’appuyer la gestion scolaire francophone en commençant un programme avec une cinquantaine d’élèves du Lac La Biche et Plamondon – 3e à 8e année au Lac La Biche, maternelle à l’ACFA et 1 à 2 à Plamondon.  Les membres de l’ACFA régionale de Plamondon-Lac La Biche voulaient avoir l’école francophone installée à Plamondon.  Reed Gauthier, Philip Ménard and Léo Piquette achetèrent un morceau de terrain de Édgar Bélanger où le nouveau parc Héritage est situé, pour bâtir cette nouvelle école francophone.  Mais le Village de Plamondon refuse d’avoir la nouvelle école francophone à ce lieu parce beaucoup de gens sont opposés à la gestion scolaire. Alors Philip Ménard et Reed Gauthier achète le terrain de Mme Anne Belanger qui est à l’extérieur du village.  L’ACFA régionale décide alors de bâtir un centre scolaire communautaire en 1993 pour que les installations de l’école se joignent  au nouveau centre, et ils achetèrent le terrain de Reed Gauthier et Philip Ménard.  

À la réunion du « Bureau de direction de l’ACFA régionale » le 21 janvier 1993, la décision a été prise de commencer les démarches pour construire un nouveau centre communautaire et scolaire pour l’ACFA.  Le prix de la construction est environ 370,000.00$.  Pour payer le nouveau centre, le vieux centre (couvent) est vendu à 72,000.00$, l’ACFA régionale a reçu un subvention de « Communities Facilities Enhancement Program » de 40,000.00$, un don du Secrétariat d’état de 90,000.00$, un don de l’ACFA provinciale de 29,800.00$ et des dons monétaires de la communauté de 25,800.00$. L’ACFA, SPEF et une hypothèque ont payé le total. L’ouverture officielle du centre communautaire scolaire Beauséjour a eu lieu pendant la Fête Franco en 1994.

Le centre communautaire scolaire Beauséjour a été nommé Centre culturel Philip-Ménard en mai 1999, en honneur de Philip Ménard pour son implication et sa contribution envers l’association. Le tout s’est déroulé pendant la célébration du 20e anniversaire de l’ACFA.  Également, l’hypothèque du centre culturel était payée. Beaucoup de gens ont contribué, mais il faut souligner le temps bénévole de Paul Labonté et de Marcel Lemay.